Premonition de Mennan Yapo, avec Sandra Bullock et Julian McMahon.


Il y a un vrai problème Sandra Bullock. Alors que l'actrice pourrait s'épanouir dans des rôles de femmes fortes dans lesquels ses rôles initiaux l'ont vu, à juste titre, s'y employer, elle s'obstine à produire des mélos dramatico-fantsatiques dont elle est l'héroïne. Outre le décevant Maison du Lac l'année dernière, ce Prémonition nous arrive précédé d'un très mauvais bouche à oreille outre-atlantique - à juste titre : seul Bllock semble croire à cette histoire finalement très convenue et moralisatrice d'une jeune femme qui vit sa semaine dans le désordre (le samedi avant le jeudi par exemple) et va ainsi pouvoir essayer de sauver son mari d'un horrible accident de voiture. Là où le bat blesse, c'est que l'imbécilité du pitch n'est jamais entamée par une mise en scène certes efficace, mais quand même au minimum syndical (une erreur de scénario, certes classiques dans ce type de films de genre, mais cette fois tellement énorme qu'on se demande comment il est possible de passer à coté, ce que faisaient la scripte pendant le tournage, le monteur pendant le montage ,et plus gobalement le scénariste durant l'écriture), et ne donne juste envie de dormir - ou de crier contre trop d'imbécilité- jusqu'à la toute dernière image !