New Wave. François Truffaut est le plus connu des réalisateurs de la Nouvelle Vague. Eternel amoureux (du cinéma, des femmes, des actrices), il a essayé de dépoussiérer le cinéma français en lui appliquant les principes du néoréalisme. Il est amusant, avec le recul, de se rendre compte combien ces cinéastes sont ensuite retombés dans un certain classicisme : les films de Chabrol sont on ne peut plus "tradition Française" en terme de réalisation, Godard a radicalisé et systématisé ses recherches formelles allant jusqu'au rejet même du spectateur, et Truffaut a signé toute une part de son oeuvre en utilisant un unique mécanisme, celui de l'autofiction (Antoine Doinel représentant le double inventé de l'auteur).
New Age. Faisant un crochet par la case Angleterre (Farenheit 451, adapté du génial Ray Bradbury), il dénonce les avancées technologiques dans les régimes totalitaires (Iran ? Qui a dit Iran) là où le roman initial dénonçait le maccarthysme.
Il faut aussi voir les autres films, sublimes, de la rétrospective.
La Peau Douce, Vivement Dimanche, Le Dernier Métro... Autant de films désormais mythiques à ne pas manquer sur grand écran. Autres inratables : les rares courts métrages de François, notamment Une histoire d'eau. collaboration à 4 mains entre Godard et Truffaut. La recherche stylistique, surprenante, rappelle celle de Pierrot le Fou ou encore Jules et Jim. Un parfait mélange, donc, entre les deux réalisateurs. On se rendra à la séance pour se faire sa propre idée. Et on n'oubliera pas de louer le DVD de La Petite Voleuse de Claude Miller, scénario non tourné avant sa mort, pour parfaire sa connaissance de l'Univers Truffaut.
Rétrospective Truffaut, du 2 juin au 14 juillet, institut Lumière, rue du 1er Film, Lyon