15 mai. Petite journée aujourd'hui. De plus en plus de monde (veille de week-end) et un peu de fatigue - la veille, la projection de Air Doll s'est terminée à 1h00 du matin. Nous n'avons pas eu la chance de voir le Michel Gondry - trop de monde, queues mal gérées, sécurité débordée... Le festivalier déçu que nous sommes se vengera en disant que de toute façon, on nous en a dit beaucoup de mal. Par contre, nous n'avons pas pu voir le Precious de Damien Paul dans la sélection Un Certain Regard, qui, lui, a reçu une standing ovation parait-il amplement méritée.
Campion. On aurait aimé amplement pouvoir se lever pour le Campion, mais nombreux sont ceux qui l'ont fait pendant la projection et non après. Très attendu, le film déçoit. Pourquoi faut-il que le biopic d'un auteur anglais du 19e soit forcément doloriste, et accessoirement chiant. On ne voit pas où la réalisatrice veut en venir (aucun discours sur la place de la femme sur la société, la place des artistes est à peine abordée), et le film finit par agacer par sa technique et ses décors "trop" parfaits, ses dialogues trop littéraux. Le film a tout de même le mérite de poser une vraie question : suffit-il d' avoir une admiration pour un poète pour en faire un film ?
Park Chan-Wook. Très attendu aussi le film Thirst de Park Chan-Wook (Old Boy, Lady Vengeance...) et très surprenant. Un ovni qu'on diffuserait bien à une séance de minuit (avis aux cinémas CNP...) tant le foutraque du film n'a d'égale que la maîtrise de la mise en scène. Un prêtre se porte candidat pour développer un vaccin contre un étrange virus. Les expérimentations des médecins le transforment en un vampire qui va vite devenir meurtrier... Si, au départ, on pense à La Sagesse des Crocodiles, film de Po-Chih Leong, dans la volonté commune aux deux films de renouveller le myhe du vampire, l'hystérie et l'exagération habituelle de Park Chan-Wook conduise vite le film dans une impasse thématique : de quoi veut-il traiter ? L'homme est-il un loup pour l'homme, le vampire un vampire pour l'homme, ou un vampire un loup pour le vampire ? Les morts vivants hantent-ils les morts vivants ? Peut-on mettre un vampire en prison pour meurtre(s) ? Toutes ces questions délirantes pour un final kitsch en forme de pied de nez, qui donne une comédie dans la ligne droite des comédies asiatiques (l'acteur principal du film étant Song Kanh-Ho, star comique coréenne). Problème : en France, ces comédies passent la plupart du temps pour de vrais nanars.
A suivre.