Le tort tue, l'oubli aussi
Par Lug Cinéma, mercredi 24 octobre 2007 à 14:55 :: Cinéma :: #39 :: rss

Il faudra faire l'amour et la poussière. Voici l'exemple même du film poussiéreux dont le sujet mériterait meilleur traitement que ce qui lui est infligé par son réalisateur peu inspiré. On savait Jacques Nolot capable du meilleur (La Chatte à deux têtes, L'arrière Pays), on le sait à présent capable du très mauvais. Reprenant les thèmes à juste titre évincés avec pudeur de l'Arrière Pays, Nolot décide de filmer son quotidien : les corps à corps échangés contre menue monnaie, sa confrontation avec la mort d'un ami, le problème de la page blanche...
Peu d'audace, beaucoup d'eau hélas. Problème, cela a déjà été fait maintes fois, et mieux (on ne va pas faire semblant de découvrir le problème des couples homosexuels non pacsés au moment du décès d'un des partenaires, ni crier à l'audace quand, faux-cul, Nolot filme des scènes de cul sans les montrer). Le film s'égrène donc lentement (1h48 d'un journal intime redondant et peu innovant) au grès de dialogues stupides et de situations outrées et mal interprétées. Jusqu'au choc final des deux derniers plans, magnifiques, durant lesquels, enfin, Nolot se décide à jouer et à faire du cinéma. Et les spectateurs de frôler du bout des doigts le vrai sujet du film, soit la complexité de se connaitre véritablement, à aller au bout de soit, même à 60 ans passés. En tous cas, pour ceux qui sont restés dans la salle.






















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