Into the wild
Par Lug Cinéma, mardi 15 janvier 2008 à 10:45 :: Cinéma :: #67 :: rss

Wild wild veste. Bien sûr, les babas cools vont crier au miracle, à la fable philosophique poussée, au chant de la nature inspiré, et on les rejoindra, certes, sur la nature divine de la réalisation et l'éclairage du film. Cependant, un thème ne fait pas un sujet, et Sean Penn s'y perd en route, malgré l'interprétation parfaite d'Emile Hirsch (Lords of Dogtown, ou récemment Imaginary heroes à Hors Ecran). Car les scènes les plus belles du film ne sont pas celles du héros face à la nature (ou du moins la projection qu'il s'en fait), nunuches et répétitives, mais celles des rencontres, qui disent beaucoup sur l'Amérique profonde chère à Sean Penn. On touche là peut être le deuxième film que Sean Penn aurait aimé réaliser, celui d'une Amérique accueillante, sauvage, bourrue, dilettante, cocasse. Mais cette Amérique est sans cesse annihilée par les réflexions définitives et risibles (bonjour le fou rire) sur la nature, les parents, la vie. Dommage.






















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