La montage accouche d'une souris. C'est la première image du film. La fameuse montagne Paramount se fond sur une taupinière dont émerge bientôt l'habitante bien surprise de nous trouver là. Comme si Spielberg et Lucas, désintéressés au possible par le projet (alors que l'écriture du scénario des 3 autres volets étaient de leur ressort, cette fois, c'est un David Koep de sinistre mémoire), annonçaient la couleur. Que dire de plus ? Pendant deux heures, la machoire va vous en tomber, non pas à cause de cascades hallucinantes, mais par la nullité abyssale de l'histoire, des acteurs, de la photographie et des effets spéciaux (leur summum étant de faire passer un bout de plastique avec du papier d'alu à l'intérieur pour le fameux crâne). A coté de ça, on en vient à regretter Benjamin Gates. Alors que les précédents opus misaient sur un certain réalisme afin de maintenir une réelle tension au cours du film, on joue cette fois la carte totale du nanar absolu. Pari gagné.

Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal, de Steven Spielberg (USA, 2008), avec Harrisson Ford, Cate Blanchett, Karen Allen, sortie en salles le 21 mai 2008.