Adaptation d’un jeu vidéo culte de mon enfance (ben oui), le film met en scène les aventures d’Edward Carnby dans sa lutte contre des créatures démoniaques venues de l’ombre. Avec Christian Slater, Tara Reid, Stephen Dorff.

Alone in the Dark, le jeu vidéo, s’était directement (bien) inspiré de l’univers de Lovecraft pour faire évoluer le héros dans une demeure maléfique. Chaque recoin de la demeure était prétexte à mettre en scène une nouvelle énigme, et l’ensemble baignait dans une atmosphère étrange, à l’entre-deux mondes, qui a envouté plus d’un joueur et a conduit à de nombreuses suites.

Ici, fi des unités de lieu et d’action ! Le scénario prend le large... et les scénaristes aussi. Si vous vous attendez à avoir peur : passez votre chemin. Les frissons qui vous parcourront seront plus en rapport avec des fous rires qu’avec des sursauts d’effroi !

Entre dialogues insipides, décors à coté desquels ceux de Sydney Fox l’aventurière passeraient pour des chefs d’oeuvre, et scènes à la limite du ridicule (de l’attaque des zombies en pyjama au sacrifice final d’un des héros), le film est inutile et les acteurs nuls. Rien ne reste de l’ambiance du jeu original, pas même une certaine étrangeté, et les deux trois idées qui y sont copiées (le déplacement des monstres, le graphisme de la cave maléfique finale) sont mal exploitées.

Reste la possibilité pendant 1h50 de contempler vos voisins de salle. Tiens, vous aviez déjà remarqué que Christian Slater s’épilait les sourcils ? C’est peut-être bien le seul intérêt du navet de l’année.

Alone in the Dark - (U. Boll, Canada, 2004)